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Participez à la nouvelle campagne de levée de timbres du groupe de Trois-Rivières. Postez-nous vos timbres neufs pour nous aider à poster nos lettres aux prisonniers

ou

Déposez vos timbres à la librairie Clément Morin

4000, boulevard des Forges
Trois-Rivières, Québec G8Y 1V7

Amnistie internationale est un mouvement mondial d’hommes et de femmes qui militent pour le respect des droits humains.

Nous sommes indépendants de tout gouvernement, de toute idéologie politique, de tout intérêt économique et de toute religion.

La section canadienne fait partie de la cinquantaine de sections nationales du Mouvement à travers le monde. Fondée en 1973, elle s'est scindée cinq ans plus tard en deux branches distinctes, l'une anglophone et l'autre francophone, chacune fonctionnant de façon autonome avec des secrétariats et des conseils d'administration distincts. Situé à Montréal, le secrétariat national est le point de départ de toutes les activités de la section.

Notre section compte quelque 20 000 membres, militants et sympathisants. Elle gère également un budget de plus d’un million de dollars dont la quasi totalité provient de dons d’individus. Dans le cadre de son développement, pour un impact plus marqué sur la défense des droits humains au Canada francophone

Amnistie internationale existe parce que les droits humains, pourtant garantis par le droit international, sont quotidiennement bafoués. Bien que généralisées, ces violations se manifestent différemment selon les régions et les pays.

Beaucoup de personnes connaissent le nom d’Amnistie Internationale, mais ignorent la mission et les accomplissements de cet organisme.  Cet article se propose de mieux faire connaître ce mouvement, son histoire, les idéaux qu’elle défend, ses méthodes de travail, ainsi que ses réalisations.

Historique

Ce sont des démarches de l’avocat britannique Peter Benenson qu’est né le mouvement d’Aministie Internationale. Suite à l’arrestation et l’emprisonnement de deux étudiants portugais pour avoir porté un toast à la liberté, Benenson écrit au quotidien anglais « The Observer » afin de parler de ce qu’il appelle les « prisonniers oubliés ». Le 28 mai 1961, le journal publie un dossier complet sur le sujet, et la première campagne de protestation d’Amnistie est lancée. La participation à cette campagne est fulgurante, et six mois plus tard un mouvement international permanent est né. En moins d’un an, des délégués de l’organisation sont présents dans quatre pays, et ont pris en charge 210 dossiers.

En 1977, l’organisation voit ses efforts couronnés par le prix Nobel de la paix; un an plus tard, Amnistie Internationale reçoit également le prix des Droits de l’homme des Nations Unies. Aujourd’hui, Amnistie Internationale est présente dans plus de 140 pays et territoires, et compte plus d’un million de membres et de sympathisants Ceux-ci sont répartis dans des milliers de groupes locaux et de groupes spécialisés. L’organisation est aujourd’hui reconnue et respectée pour sa participation active aux débats entourant le respect des droits humains.

Principes et valeurs

Les membres d’Amnistie Internationale sont convaincus que tout être humain a des droits, et que ces derniers doivent être respectés. La race, la religion, le sexe ou encore les opinions des victimes ne changent rien à cela. L’organisation s’engage donc à défendre ces droits, même si elle ne partage pas toujours les convictions des victimes. Également, toujours dans un souci d’impartialité, Amnistie ne soutient aucun régime ou système politique. Une telle attitude permet à l’organisation de conserver une grande crédibilité auprès de tous les partis concernés. De plus, AI ne reçoit aucune subvention de la part de gouvernements, de partis politiques ou encore de puissances économiques, ce qui ajoute encore à sa neutralité.

Amnistie Internationale considère que tous les droits inscrits dans la Déclaration universelle, mais elle ne peut cependant pas accorder une attention égale à toutes les atteintes à ces droits. Aussi, le mouvement s’est, pendant ses années d’existence, fixé un mandat plus précis, soit de concentrer son action sur :

* la libération de tous les prisonniers d’opinion;

* un procès équitable dans un délai raisonnable pour tous les prisonniers politiques;

* l’abolition de la peine de mort, de la torture et des autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants;

* la fin des assassinats politiques et des « disparitions »;

* la lutte contre l’impunité, en s’efforçant de faire traduire en justice, conformément aux normes internationales, les auteurs d’ atteintes graves aux droits humains.

Également, l’organisation s’oppose maintenant à de tels actes même lorsqu’ils sont perpétrés par des entités non gouvernementales, des groupes politiques armés et des particuliers. AI estime que peu importe par qui les violations des droits d’un individu ont été commises, les coupables doivent être traduits devant la justice.

Méthodes de travail

L’objectif d’AI étant de révéler au grand jour les atteintes aux droits humains, l’organisation doit donc mener des recherches approfondies  afin de présenter à l’opinion les faits les plus véridiques possible. Les renseignements ainsi recueillis sont donc rendus publics, et sont utilisés comme moyen de pression auprès des coupables mais aussi auprès de ceux ayant le pouvoir de faire changer les choses.

Une fois la situation des victimes connues de tous, AI entreprend une multitude d’actions afin de leur venir en aide, et faire en sorte que cessent les abus. L’organisation intervient directement auprès des responsables de violations. S’il s’agit d’un gouvernement, AI demande que la législation de ce dernier soit modifiée; s’il s’agit d’organisations non gouvernementales ou d’individus, elle demande que justice soit rendue. Également, AI travaille à ce que tous connaissent leurs droits et soutient les associations qui éduquent les gens en ce sens.

Parallèlement à ces actions, les membres d’AI disposent de plusieurs moyens pour aider les victimes de violations des droits humains. Ainsi, tous peuvent envoyer des lettres aux dirigeants des pays concernés, faire des dons à l’organisation, diffuser les publications d’AI, faire circuler des pétitions ou encore parler des réalisations d’AI dans les médias.

Grâce à tous ces efforts entrepris par l’organisation, des milliers de prisonniers à travers le monde ont vu l’injustice leur situation exposée au grand jour. De ce nombre, beaucoup ont finalement été libérés, ou encore ont vu leurs conditions de détention s’améliorer. Les démarches entreprises peuvent parfois apparaître vaines à priori, mais il n’en est jamais rien. En effet,  il faut parfois des années avant qu’AI atteigne un de ces objectifs; entre-temps, cependant, c’est la mentalité de milliers de personnes qui est changée, et c’est tout aussi précieux.

Exemples concrets

En plus de mener plusieurs actions de concert avec les autres groupes d’Amnistie, chaque groupe s’occupe plus particulièrement d’un individu. Ainsi, le groupe de Trois-Rivières s’est porté à la défense de plusieurs prisonniers, dont au moins quatre ont été libérés.  Le prisonnier d’opinion Maung Moe Thu , membre de la Ligue nationale pour la démocratie, un parti politique d’opposition à la junte militaire dirigeante de Myanmar (anciennement la Birmanie), a été libéré grâce, entre autres, aux efforts du groupe de Trois-Rivières. Également, un jeune étudiant indonésien dénommé Bambang Subono, emprisonné pour avoir vendu un livre proscrit dans son pays, a obtenu sa libération suite aux nombreuses lettres de protestation envoyées. Cinq ans après sa libération, M. Bambang, alors qu’il assiste à un congrès sur les droits de l’Homme au Québec, vient à Trois-Rivières afin de rencontrer ses bienfaiteurs. Cet évènement fut une source incroyable de motivation pour les membres, d’autant plus que ce genre de rencontre survient rarement. Enfin, cette année, le groupe trifluvien a eu la joie d’apprendre que deux religieuses prisonnières au Tibet ont été libérées, après sept ans de travail acharné de ce dernier.

Actuellement, le groupe concentre ses efforts sur le cas du Père Thadeus Nguyen Van Ly, un prêtre catholique. Arrêté le 17 mai 2001, le Père Ly a été condamné le 19 octobre de la même année à une peine de quinze ans d’emprisonnement et de cinq de probation, au terme d’un procès ne respectant pas les normes internationales des droits humains. Cette sentence fut prononcée parce que le Père Ly aurait violé deux articles du code pénal vietnamien : n’avoir pas respecté une sanction administrative et avoir troublé l’unité du pays.

En réalité, Amnistie Internationale considère que le Père Ly a été arrêté uniquement pour avoir exprimé de façon pacifique ses opinions religieuses, notamment devant la « US Commission on International Religious Freedom ». Lors de cette invention, il demanda au Congrès américain de ne pas entériner un accord d’échange avec le Vietnam tant que ce dernier ne respecterait pas la liberté de religion, liberté que le gouvernement vietnamien s’est pourtant engagé à reconnaître dans sa constitution.

Depuis l’arrestation du Père Ly, plusieurs organisations mondiales, dont Aministie Internationale, ont exercé des pressions afin de faire le faire libérer. En juillet dernier, la peine du Père Ly a été réduite de cinq ans suite à la bonne conduite du prisonnier. Selon plusieurs ambassadeurs, cela ne fut fait que dans le but d’apaiser les critiques envers le gouvernement vietnamien. Amnistie Internationale poursuit donc ses efforts pour faire libérer le Père Ly et de s’assurer que les prisonniers détenus pour des raisons d’opinion seront relâchés immédiatement. Pour ce faire, le groupe de Trois-Rivières a écrit de nombreuses lettres aux autorités vietnamiennes, et une pétition a été mise en circulation. D’autres actions seront entreprises cette année, et ce jusqu’à la libération du Père Ly.

En conclusion…

Voici donc, brièvement résumé, ce qu’est Amnistie Internationale. Cela vous intéresse de faire partie de l’organisation, de s’impliquer dans la défense des droits de l’Homme ? Rien de plus facile! Depuis vingt ans déjà, Trois-Rivières compte son propre groupe d’AI. Les réunions se tiennent tous les 3e mardis du mois, à 19h30, au local 3002 du pavillon Ringuet de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

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